Les inspecteurs de l'organisation chargée de la destruction de l'arsenal chimique syrien (OIAC) ont annoncé, mercredi 31 octobre, avoir avancé sur deux fronts. Celui de la mise sous scellés "inviolables" de mille tonnes d'agents et d'armes chimiques syriens. Et d'avoir rendu inutilisables les installations de production d'armes chimiques du pays. "Tous les stocks d'agents chimiques et d'armes chimiques ont été placés sous scellés, des scellés impossibles à briser", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), Christian Chartier. "Il s'agit de 1 000 tonnes d'agents chimiques et de 290 tonnes d'armes chimiques", a-t-il précisé soulignant que ceux-ci étaient restés "sur les sites" : "nous ne sommes pas encore dans la phase de mouvement". DATE BUTOIR LE 1ER NOVEMBRE Plus tôt dans la journée, l'OIAC a indiqué que toutes les installations de production d'armes chimiques en Syrie ont été détruites. La Syrie s'est ainsi conformée à la décision de l'organisme international, qui lui enjoignait de procéder à cette destruction fonctionnelle aussi rapidement que possible et pas plus tard qu'au 1er novembre 2013.
Les inspecteurs ont visité 21 des 23 sites déclarés par la Syrie, et 39 des 41 installations sur ces sites, les deux sites restants ayant été évités "pour des raisons de sécurité". Parmi ces installations, 18 sont destinées à la production, 12 au stockage, 8 sont des installations mobiles destinées à l'assemblage et 3 sont décrites de manière très générale comme des "installations liées aux armes chimiques", selon un rapport du directeur général de l'OIAC au Conseil exécutif, daté du 25 octobre, dont l'AFP a obtenu copie.
Le programme général de destruction de l'arsenal chimique syrien remis par le régime le 24 octobre vise une "destruction systématique, intégrale et vérifiée". Il doit être examiné par le conseil exécutif de l'OIAC : ce dernier se réunit mardi et utilisera ce document pour fixer les différentes dates limites pour la destruction définitive de l'arsenal chimique de la Syrie.
L'OIAC indiquait déjà mercredi 16 octobre avoir vérifié onze sites et détruit des équipements de production de six sites. Plus tôt dans la semaine, l'organisation expliquait que les violences qui agitent le pays avaient empêché ses inspecteurs de se rendre sur certains sites. Présentes en Syrie depuis le 1er octobre, les équipes de l'OIAC et de l'ONU comptent une soixantaine de personnes.